Theorie. Pratique. Soins naturels adaptés.

Comme celui des études médicales, le but du G.E.B.A. est de construire des bases de connaissances efficaces et pratiques en vue de l'exercice des professionnels de la santé. Les acquis scientifiques des 50 dernières années ont permis de construire un ensemble conceptuel, cohérent, de l'hématologie et de la cytologie sanguine. Encore fallait-il synthétiser, trier, hiérarchiser et adapter ces connaissances,  et sourtout pour en permettre une utilisation dans la lecture du sang dans une interpretation vivante. C'est justement ce que j'ai fait, en y ajoutant mes observations et mon expérience. Ainsi, pour ma part, je pense avoir contribué à l'enrichissement de la technique de l'analyse du sang vivant et d'avoir posé une pierre supplémentaire à l'édifice qu'est la cytologie qualitative.

L’analyse qualitative sanguine vivante
 Définition

            Devant bien des maladies, le médecin doit connaître exactement le statut clinique de son patient. Il a alors recourt à l’hématologie. Lorsque la formule sanguine de base lui reviendra il pourra, par exemple, apprécier une lymphocytose, une anémie, un dénombrement plaquettaire, etc. Dans la cytologie sanguine vivante, les cellules ne sont pas comptées comme le fond habituellement les compteurs automatiques, bien qu’une approche semi quantitative puisse être parfois apportée. L’accent est donné sur l’aspect qualitatif des différentes cellules sanguine à l’état vivant. Celui-ci fait apparaitre des informations qui révèlent le retentissement de troubles divers d’organes, de systèmes, que ne peut offrir la seule numération sanguine. Et ce même du frottis sanguin qui après coloration, s’il peut se montrer très utile dans certains cas, reste une présentation de cellules mortes, de cadavres figés.

            Cette méthode n’est qu’un enrichissement de connaissances, d’acquis de la cytologie sanguine déjà existante.  En effet, beaucoup de publications, de données, de mémoires, n’ont pas rejoints la pratique courante de l’hématologie classique, pour des raisons multiples, parfois étranges. C’est justement à partir de cette somme de renseignements compilés, triés, que j’ai établi cette méthode de cytologie qualitative vivante. De tous cela, le caractère ascientifique s’en éloigne. Tous ces travaux anciens pour beaucoup, récents pour d’autres, sont liés à de grands noms de l’hématologie : Undritz, Bessis, Reinberg, Rohr, etc. J’ai pu ajouter le fruit de mes études et recherches personnelles, par mon travail issu de plus de 20 années, constitué par l’observation de 20 000 frottis vivants.

            L’échantillon sanguin est constitué d’une goutte de sang recueillie au doigt, placée entre lame et lamelle, puis examinée à fort grossissement. En lecture de sang vivant l’observation s’attache à l’étude des structures qui composent les éléments figurés sanguins; globules rouges, globules blancs, plaquettes, colloïdes précipités, cellules insolites, etc. Par exemple pour l’étude des globules rouges, leur taille est appréciée ainsi que leurs différentes difformités. Des formations et agglomérations particulières de globules rouges en divers groupements ont une valeur d’orientation  diagnostic.  Cet  important  paramètre est lié au risque d’infarctus cardiaque ou cérébral ainsi qu’à tout autre accident ischémique. Il existe même un groupement particulier de globules rouges “un pattern” du syndrome de l’intestin perméable. Pour ce qui est des globules blancs, neutrophiles et lymphocytes, l’étude des structures de leur noyau par leur découpage et ou agencement, sont évocateur de troubles de l’auto-immunité, de viroses chroniques, d’exposition aux radio contaminants, etc. La forte densité des granulations de certains globules blancs est compatible avec des gites infectieux occultes ou connus, quant à leur faible densité, un trouble de la bactéricidie peut être soulevé. La mobilité et la vitesse de déplacement des neutrophiles est un paramètre important; d’immobiles dans certaines stérilités inexpliquées, le retour à leur locomotion normale permet de rendre possible une grossesse. Dans le cancer et les états précancéreux, les monocytes ont une segmentation nucléaire qui doit être connue. Ainsi les auteurs suisse Koller et Hass,  Gruner de Montréal et Hagen, ont établis une figuration particulièrement fidèle qui n’échappe pas à ces situations.  De plus, les informations retrouvés chez ces cellules vont permettre de mieux monitorer les thérapeutiques entreprises. Il en est de même pour certaines parasitoses où les monocytes ont ingérés l’intrus, des particules vivantes rapidement trahies par l’observateur, dans leur cytoplasme. Les conditions variées d’allergies trouvent leur corolaire avec les cellules éosinophiles offrant des structures internes étonnantes, données issues de travaux publiés dans des revues internationales bien connues. Les ombres nucléaires sont des figures que prennent parfois certaines variétés de globules blancs, détruits ou agoniques. Ils ont été l’objet d’attention scientifique par  Pischinger, Gumprecht, Lion et sont connues des hématologistes qui les rencontrent souvent. Ces ombres se retrouvent dans les conditions de fatigues sévère inexpliquées, de viroses, dans la maladie de Lyme, etc. Un autre paramètre, le calcul du rapport gros lymphocytes sur petits lymphocytes, permet souvent de prévoir une haute ou faible capacité immune vis à vis d’un patient porteur d’une tumeur et de juger de sa progression, sans que nécessairement le taux des lymphocytes soit diminué. Aussi, les lymphocytes T et B ont une présentation particulière qu’il est facile de distinguer et certains traitements doivent en tenir comptent. Dans le cancer et le pré-cancer certains neutrophiles dessinent, exhibent, des formes et des silhouettes typiques dans leur déplacement que l’on ne peut saisir que dans le ‘’vivant’’ et qu’un régime pauvre en polyamine, ainsi que certaines plantes, modifie déjà. Quelques maladies mentales possèdent aussi cette irrégularité. Quant aux plaquettes sanguines, si leur tendance est de ce regrouper en petits amas, on peut prévoir des troubles de nature thromboembolique. Plus de 90 publications ont été écrites sur ce paramètre, pourtant la technique de comptage est facile, mais n’est pas entrée dans la pratique courante. Bien des remèdes sont actifs sur ce marqueur à commencer par le magnésium. La charge en glycogène des plaquettes est vite révélée en lecture sur fond noir, elle témoigne de statut diabétique, pré-diabétique et présage d’un gros bébé chez la femme enceinte... L’ambiance plasmatique où baignent les cellules n’échappe pas à la lecture vivante du sang où comme dans les urines, la couleur, la forme de certains cristaux, renseignent sur les accumulations indésirables du corps ainsi que leur saturation. L’acide urique, l’acide oxalique, le cholestérol, sont rapidement identifiés ainsi que les cristaux de lipofuschine et corps voisins que l’on observe dans l’autisme, certaines démences, le stress oxydatif poussé.  L’oscillocoque est reconnu par sa vibration  exceptionnelle bien  décrite par son auteur le Dr. Roy, père du bien connu Oscillococcinum. Quand à la fibrine, sa transformation soluble à l’état de gel forme un réseau dont la structure du maillage apporte d’importantes informations sur l’inflammation, où certaines thérapies adroites sauront contrecarrer l’avancée. Il existe encore, issu de la méthode, plusieurs paramètres non présenté ci-dessus.

            Il est de nombreuses situations pathologiques qui ont leur traduction sanguine bien longtemps avant que la maladie s’établisse. Je pense à la goutte, la diathèse tuberculinique, le diabète, le cancer, l’intoxication aux métaux lourds, les troubles endocriniens de la thyroïde et des surrénales, l’asthme, l’ensemble des maladies cardio-vasculaires, etc. La cytologie qualitative sanguine vivante est un excellent outil d’orientation au diagnostic. Elle peut très bien convenir à l’interniste comme au naturopathe chevronné. Elle dirige le raisonnement clinique, corrige certaines attitudes, mais ne remplace pas la numération formule sanguine, ni d’autres informations issues de la biologie conventionnelle. La maladie n’est pas en toutes ses parties une quantité mesurable. Elle a son génie propre dont nous ne savons rien. Sous de faux semblant de localisation, elle atteint d’ordinaire l’être tout entier et celui que la maladie touche n’est jamais un standard. La science de l’homme malade doit demeurer avant tout un problème d’observation. La lecture qualitative du sang vivant répond à ce postulat.

 
 
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